
La Primature a rendu public, à l’issue du Conseil des ministres tenu ce samedi 7 février 2026, un ensemble de décisions structurantes redéfinissant l’organisation provisoire du pouvoir exécutif. Ces mesures interviennent dans un contexte marqué par la vacance de la Présidence de la République et visent, selon les autorités, à garantir la continuité de l’État.
Par arrêté, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est nommé ministre de l’Économie et des Finances par intérim. La Primature explique que cette disposition répond à un impératif d’efficacité gouvernementale dans l’attente de la désignation d’un titulaire. Le cumul temporaire des fonctions traduit la volonté de maintenir la stabilité des mécanismes financiers de l’État dans une période institutionnelle sensible.
Dans le même temps, un décret place officiellement le pouvoir exécutif sous l’égide du Conseil des ministres, conformément aux prescriptions constitutionnelles relatives à la vacance présidentielle. Sous la présidence du chef du gouvernement, cette instance exercera les prérogatives exécutives jusqu’à l’investiture d’un président élu, avec pour objectif affiché d’assurer la continuité administrative et institutionnelle.
Le gouvernement fixe trois priorités immédiates : le rétablissement de la sécurité publique et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, l’organisation d’élections libres et crédibles, ainsi que le fonctionnement régulier des institutions et des services publics. Ces orientations traduisent une stratégie axée sur la stabilisation nationale et la préparation du processus démocratique.
Par ailleurs, des arrêtés prévoient la mise en place de commissions municipales provisoires dans les communes de Port-au-Prince, Pétion-Ville et Gressier. Ces structures auront pour mission d’assurer la gestion locale jusqu’aux prochaines élections, afin de préserver la continuité des services publics de proximité.
Dans son communiqué, l’exécutif affirme son engagement à mobiliser les ressources nécessaires pour garantir l’État de droit, restaurer la sécurité et créer les conditions d’élections démocratiques. Les autorités présentent ces décisions comme une réponse institutionnelle destinée à préserver la stabilité nationale dans une phase de transition.
Ces mesures marquent une étape déterminante dans la recomposition de l’exécutif. Leur efficacité dépendra désormais de leur mise en œuvre concrète et de leur capacité à répondre aux attentes d’une population confrontée à de multiples défis sécuritaires et institutionnels.





