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Cambriolage mystérieux à l’Hôpital La Providence des Gonaives: le bureau du directeur exécutif visé

Dr. Frantz Alexis, directeur exécutif de l’HPG

Une vive inquiétude règne au sein de l’Hôpital La Providence des Gonaives (HPG) à la suite d’un cambriolage aux circonstances troublantes survenu dans le bureau du directeur exécutif, le Dr Frantz Alexis. Les faits, révélés lors d’une entrevue accordée à All News ce mardi 5 mai 2026, remontent au vendredi 1er mai.

Selon les déclarations du directeur, c’est aux alentours de 9 heures du matin qu’il a découvert son bureau dans un état inhabituel. La porte, qu’il affirme avoir laissée fermée la veille, était grande ouverte. Plus surprenant encore, aucune trace d’effraction n’a été relevée. La serrure était intacte, sans signe de forçage.

« Mwen te sezi lè m rive, mwen jwenn pòt la louvri. Pa t gen okenn siy vyolans sou pòt la. Sa vle di yon moun te gen kle a oswa yon doub kle», a confié le Dr Alexis.

À l’intérieur, le constat est tout aussi préoccupant. Plusieurs tiroirs avaient été ouverts et fouillés méthodiquement. Aucun argent n’a été emporté un détail qui, selon le directeur, n’a rien d’étonnant puisqu’aucune somme n’est habituellement conservée dans ce bureau. En revanche, des documents administratifs semblent avoir été ciblés.

« Se pa lajan yo t ap chèche, paske pa janm gen lajan isit la. Se dosye yo te vin pran. Pou jwenn yo konsa, fòk ou konnen egzakteman kote yo ye », a-t-il précisé.

À ce stade, le nombre exact de dossiers disparus reste inconnu. Toutefois, la nature ciblée de l’opération laisse supposer que les auteurs du cambriolage disposent d’une connaissance approfondie du fonctionnement interne de l’hôpital.

« Sa klè pou mwen, moun ki fè sa a pa yon moun ki pa konnen lopital la. Se yon moun ki abitye ak sistèm nan », a insisté le directeur exécutif.

Autre élément troublant : l’agent de sécurité en poste cette nuit-là affirme n’avoir rien remarqué d’anormal. Selon ses dires, la porte du bureau serait restée fermée pendant toute la durée de sa garde.

Face à ces incohérences, le Dr Alexis a immédiatement entrepris des démarches judiciaires. Un juge de paix a été saisi afin de dresser un constat officiel. Parallèlement, le ministère de la Santé publique a été informé pour évaluer la situation et envisager des mesures de sécurité renforcées.

Pour le directeur, cet acte dépasse le simple cadre d’un cambriolage classique. Il y voit une tentative d’intimidation visant à perturber l’administration de l’établissement.

« Sa se pa yon senp vòl. Se yon zak entimidasyon ak destabilizasyon. Yo vle fè m pè, men yo pap rive », a-t-il déclaré avec fermeté.

Par mesure de précaution, le Dr Alexis a également pris la décision de ne plus utiliser le sceau officiel de l’hôpital conservé dans son bureau, redoutant qu’il puisse être utilisé à des fins de falsification.

Malgré la gravité de la situation, le directeur se veut rassurant quant à sa détermination à poursuivre sa mission.

« Mwen pap kite okenn presyon fè m fè bak. Mwen pral kontinye travay mwen ak kouraj jiskaske verite a sòti», a-t-il affirmé.

Une enquête est désormais attendue pour élucider les circonstances de cette affaire pour le moins énigmatique, qui soulève déjà de nombreuses interrogations au sein du personnel hospitalier et de l’opinion publique.

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