
La Direction départementale sanitaire de l’Artibonite (DDSA) condamne fermement les rumeurs et accusations relayées sur les réseaux sociaux concernant de présumés faits de viol et de violence impliquant un médecin de l’Hôpital universitaire La Providence des Gonaïves. Dans un communiqué officiel publié le 20 octobre 2026, l’institution appelle à la prudence, à la vérification des informations et au respect des droits de chacun.
Selon la Direction départementale sanitaire, la diffusion de ces accusations a conduit l’institution à demander à l’administration de l’hôpital un rapport complet afin de faire la lumière sur cette affaire. Dans sa réponse datée du 16 octobre 2026, l’administration aurait indiqué qu’aucune plainte, écrite ou verbale, n’avait été enregistrée auprès d’elle et qu’aucun témoignage direct ne lui avait été soumis.
La DDSA précise que les informations dont elle dispose à ce stade ne permettent pas d’étayer les accusations circulant sur les réseaux sociaux. Elle estime que la diffusion de contenus non vérifiés risque de porter atteinte à la réputation des personnes concernées et de fragiliser la confiance de la population envers l’établissement hospitalier.
La DDSA met en garde contre la désinformation
Dans son communiqué, la Direction départementale sanitaire de l’Artibonite rappelle que la liberté d’expression doit s’exercer dans le respect de la dignité humaine et des droits individuels. Elle dénonce notamment la diffusion d’informations non vérifiées, la diffamation et le cyberharcèlement, qui peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie personnelle et professionnelle des personnes mises en cause.
L’institution invite les journalistes, les internautes et l’ensemble de la population à faire preuve de rigueur avant de relayer des informations sensibles. Elle encourage toute personne détenant des éléments sérieux et pertinents à les transmettre directement aux autorités compétentes, dans le respect des procédures légales.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans la circulation de l’information, mais peuvent également favoriser la propagation rapide de rumeurs et d’accusations dont la véracité n’a pas été établie.
La Direction défend les efforts de redressement de l’hôpital
Au-delà de la controverse, la DDSA considère que la circulation de telles accusations peut affecter la confiance de la population envers l’Hôpital universitaire La Providence des Gonaïves et compromettre les efforts engagés pour améliorer son fonctionnement.
Selon le communiqué, l’établissement connaît une transformation depuis l’installation de la nouvelle équipe dirigeante. Cette dynamique vise notamment à renforcer la formation médicale en Haïti, à rendre les soins plus accessibles et à améliorer la qualité des services offerts à la population.
La Direction départementale sanitaire réaffirme ainsi son engagement en faveur de la transparence, du respect de la dignité humaine et de l’amélioration du système de santé publique.
Une affaire qui appelle à la prudence et à la clarification
Alors que les accusations continuent de susciter des interrogations, la distinction entre les allégations diffusées sur les réseaux sociaux et les faits établis demeure essentielle. L’absence de plainte enregistrée auprès de l’administration hospitalière, telle que rapportée dans le communiqué, ne permet pas à elle seule de conclure à l’inexistence des faits allégués. Seules des vérifications appropriées pourront contribuer à clarifier les circonstances de cette affaire.
Dans cette perspective, le respect de la présomption d’innocence, la protection des éventuelles victimes et la conduite d’éventuelles procédures judiciaires dans le respect de la loi constituent des éléments essentiels pour établir les responsabilités.
Par ailleurs, dans le cadre de ce dossier, une plainte aurait déposé contre X auprès des autorités compétentes. La date du dépôt et l’instance saisie n’ont toutefois pas été communiquées dans les informations disponibles.





