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Leadership et engagement social : le Dr Alexis Frantz mobilise l’HPG au service des femmes

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Hôpital La Providence des Gonaïves (HPG) lance deux journées d’activités médico-sociales, les 6 et 8 mars 2026, dédiées à la prévention et à la prise en charge des femmes, y compris celles en situation de détention. Sous l’impulsion de son directeur exécutif, Dr Alexis Frantz, l’institution hospitalière entend transformer la commémoration en action concrète, en mettant l’accent sur le dépistage du cancer du col de l’utérus, les consultations gynécologiques gratuites et l’éducation sanitaire.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Hôpital La Providence des Gonaïves (HPG) lance deux journées d’activités médico-sociales, les 6 et 8 mars 2026, dédiées à la prévention et à la prise en charge des femmes, y compris celles en situation de détention. Sous l’impulsion de son directeur exécutif, Dr Alexis Frantz, l’institution hospitalière entend transformer la commémoration en action concrète, en mettant l’accent sur le dépistage du cancer du col de l’utérus, les consultations gynécologiques gratuites et l’éducation sanitaire.

Aux Gonaïves, le 8 mars ne sera pas qu’une date symbolique inscrite au calendrier. Ce sera un moment d’intervention, de prévention et de reconnaissance concrète des droits des femmes à la santé. Deux jours d’activités intensives sont programmés par l’Hôpital La Providence des Gonaïves : le vendredi 6 mars au sein même de l’institution hospitalière, puis le dimanche 8 mars à la Prison civile des Gonaïves.

Dans un entretien téléphonique accordé à la rédaction de Tandans7, le Dr Alexis Frantz a présenté cette initiative comme une réponse directe aux défis persistants en matière de santé féminine dans l’Artibonite.


« Nou pa ka pale de dwa fanm san nou pa garanti dwa yo pou jwenn swen sante. Sante se baz diyite moun. »

Pour le directeur exécutif, il ne s’agit pas d’une opération ponctuelle de visibilité, mais d’une action inscrite dans une vision stratégique de santé publique orientée vers l’équité et la prévention.

Une journée dédiée à la prévention à l’HPG

Le vendredi 6 mars, de 9h00 à 16h00, les portes de l’Hôpital La Providence des Gonaïves seront grandes ouvertes aux femmes désireuses de bénéficier de services de dépistage gratuits. Au programme : dépistage du cancer du col de l’utérus, tests Pap (frottis cervico-utérins) et examens de sonographie.

Le choix de cibler prioritairement le cancer du col n’est pas anodin. Cette pathologie demeure l’une des principales causes de mortalité chez les femmes en Haïti, en raison du diagnostic tardif et du manque d’accès régulier aux examens préventifs.

« Le cancer du col de l’utérus est évitable. Ce qui tue, ce n’est pas la maladie en soi, mais l’absence de dépistage précoce. Si nous agissons à temps, nous pouvons sauver des vies », explique le Dr Frantz.

Dans un contexte où de nombreuses femmes n’ont jamais effectué un test Pap, l’initiative vise à combler un déficit structurel d’accès aux soins.

« Gen fanm ki rive nan lopital la lè maladi a deja avanse. Nou vle chanje modèl sa a. Nou vle fanm yo vini avan yo malad grav. »

Au-delà des examens cliniques, des séances d’éducation sanitaire seront proposées afin de sensibiliser les participantes sur les facteurs de risque, les symptômes précoces et l’importance du suivi médical régulier. Cette dimension pédagogique constitue, selon le directeur exécutif, un pilier fondamental de l’intervention.

« Depistaj san edikasyon se yon aksyon limite. Lè fanm yo konprann enpòtans tès yo, yo vin ajan pwoteksyon pou tèt yo ak pou fanmi yo. »

Une démarche inclusive : cap sur la Prison civile

Le dimanche 8 mars, toujours de 9h00 à 16h00, l’équipe médicale de l’HPG se déplacera à la Prison civile des Gonaïves pour offrir des consultations gratuites aux femmes incarcérées. Environ 45 détenues sont concernées par cette opération.

Au programme : consultations gynécologiques complètes, tests Pap, séances d’éducation et activités de dépistage.

Ce choix d’intervenir en milieu carcéral traduit une conception inclusive du droit à la santé.

« Être en détention ne retire pas le droit fondamental à la santé. Ces femmes doivent bénéficier du même standard de soins que toute autre citoyenne », affirme le Dr Frantz.

Il insiste sur la portée symbolique et humaine de cette action menée précisément le 8 mars.
« Jou 8 mas la, nou pa vle bliye okenn fanm. Fanm ki nan prizon yo souvan santi yo mete sou kote. Nou vle montre yo ke yo toujou gen valè, yo toujou gen dwa. »

Dans un système pénitentiaire souvent confronté à des contraintes logistiques et sanitaires, cette intervention constitue un signal fort en faveur du respect des droits humains.

Un leadership orienté vers l’impact social

Interrogé sur le sens de cette double initiative, le directeur exécutif évoque une conception élargie du leadership hospitalier.

« Le rôle d’un hôpital public ne se limite pas aux urgences et aux hospitalisations. Nous avons une responsabilité sociale. Nous devons aller vers les populations vulnérables et anticiper les problèmes de santé. »

Sous sa direction, l’Hôpital La Providence des Gonaïves cherche à renforcer son ancrage communautaire, en mettant l’accent sur la prévention, la proximité et l’humanisation des services.


« Nou vle ke lopital la pa sèlman yon kote pou moun vini lè yo nan kriz, men yon espas kote yo jwenn prevansyon, konsèy ak sipò. »

Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de la gouvernance hospitalière, avec une attention particulière portée à la santé reproductive et aux droits des femmes.

La santé des femmes comme indicateur de développement

Pour le Dr Alexis Frantz, la santé des femmes constitue un baromètre du développement social.
« Une société qui protège la santé de ses femmes investit dans son avenir. Les femmes sont au cœur des familles, de l’économie informelle, de l’éducation des enfants. Leur bien-être influence toute la communauté. »

À travers ces deux journées d’activités, l’HPG entend poser un acte concret en faveur de l’égalité d’accès aux soins. La gratuité des services vise à réduire les inégalités économiques qui freinent souvent les consultations médicales.

« Nou konnen kestyon finans lan konn yon baryè. Se poutèt sa nou deside ofri sèvis yo gratis, pou okenn fanm pa rete deyò akoz lajan. »

L’objectif affiché est clair : augmenter le taux de dépistage, améliorer la détection précoce et renforcer la culture de prévention dans la région des Gonaïves.

Les 6 et 8 mars 2026, l’Hôpital La Providence des Gonaïves ne se contentera pas de commémorer la Journée internationale des droits des femmes ; il en incarnera l’esprit à travers des actions concrètes, ciblées et inclusives. En investissant simultanément l’espace hospitalier et l’univers carcéral, l’institution pose un geste fort en faveur de la dignité, de l’équité et du droit universel à la santé.

Pour le Dr Alexis Frantz, le message est sans équivoque :


« Selebrasyon pa sifi. Se aksyon ki chanje lavi moun. Si chak 8 mas nou rive sove omwen yon lavi atravè depistaj ak prevansyon, nou deja fè yon diferans reyèl. »

Au-delà des consultations et des examens, c’est une vision du service public hospitalier qui se dessine : une institution engagée, proactive et résolument tournée vers la protection des plus vulnérables. Une manière, pour l’HPG, de rappeler que le leadership médical peut aussi être un levier puissant de justice sociale.

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